«Ils opèrent rapidement, note-t-il. Ils ne restent rarement plus de 4 ou 5 minutes et cherchent des cibles faciles : bijoux, argent. Lorsqu’ils ont des difficultés à pénétrer dans des lieux, ils abandonnent. Ils peuvent ainsi visiter plusieurs appartements dans le même secteur.» En zone gendarmerie, 40 % des faits sont commis par des équipes criminelles structurées, des «réseaux issus de l’Europe de l’Est souvent récidivistes», «des bandes de passage». «On n’a pas attendu le plan national pour réagir», poursuit Marc Cimamonti, procureur de la République précisant que le taux d’élucidation des cambriolages a augmenté de 51 % en un an. Le travail effectué commence à porter ses fruits. «Depuis début janvier, le nombre de cambriolages a diminué de 7 %», observe Albert Doutre. Pour se faire, les services de police systématisent désormais les relevés d’empreintes pour pouvoir confondre les auteurs plusieurs mois après les faits. «Depuis un an, nous possédons notre propre laboratoire pour identifier les empreintes digitales laissées sur des tissus ou du papier, explique Xavier Guimard, commandant du groupement de gendarmerie du Rhône. Nous n’avons plus à les envoyer à d’autres laboratoires. On gagne du temps. Cela nous permet d’élucider 4 à 5 affaires par semaine.»